Les enseignants ne sont plus ce qu’ils étaient

♥♥

Les enseignants ne sont plus ce qu’ils étaient, c’est à

dire des personnes qui avaient conscience de leur

mission, ils étaient fidèles au poste tout au long de

l’année, d’autant plus que les classes, à l’époque

comptaient une moyenne de 30 élèves : ils ne s’en

plaignaient pas  davantage.

 

Les absences des profs exaspèrent les parents

Le remplacement des enseignants a fait, cette année encore, l'objet de nombreuses réclamations auprès du médiateur de l'Éducation Nationale.
Le remplacement des enseignants a fait, cette année encore, l’objet de nombreuses réclamations auprès du médiateur de l’Éducation Nationale. Crédits photo : BALFIN JEAN PIERRE/PHOTOPQR/LE PROGRES

Les parents se plaignent de plus en plus des absences répétées des professeurs. Monique Sassier, médiatrice de l’Éducation Nationale a remis un rapport le 30 mai.

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Des enfants de maternelles qui, à voir se succéder pas moins de cinq enseignants en septembre, sont incapables de retenir un prénom. Des semaines sans absence de professeurs que l’on compte «sur les doigts d’une main» en 6e. «Des journées de cours clairsemées» qui nécessiteraient des allers-retours des parents. «Mais nous travaillons et nous n’habitons pas à proximité du collège», remarque l’un d’entre eux… Comme chaque année, le très sensible sujet du remplacement des enseignants a fait l’objet de nombreuses réclamations auprès du médiateur de l’Éducation nationale, qui publiait son rapport le 30 mai (*).

«Le système éducatif couvre globalement 96% des absences. Mais 80% des absences de

courte durée ne sont pas couvertes. Ces absences de moins de quinze jours concernent un

petit nombre d’heures, mais le sujet est visible et compliqué pour les familles», résume la

médiatrice, Monique Sassier, qui a choisi de se pencher sur ce sujet, source d’angoisse pour

les parents. «L’absence non remplacée est de moins en moins tolérée», indique le rapport,

évoquant «une question portée devant les tribunaux», avec une notion de «droit au cours»

reconnue en creux par le juge via des condamnations récentes de l’État pour «manquement à

l’obligation légale d’assurer l’enseignement de toutes les matières obligatoires».

Quelles sont les solutions préconisées? Comment assurer la continuité pédagogique? «Inutile de rêver à une solution qui viendrait de l’extérieur comme pour les absences de longue durée», avertit d’emblée la médiatrice, qui en appelle tout simplement à «une autre façon de regarder l’école» et «un changement de culture». Ainsi les enseignants pourraient-ils s’échanger des heures, le professeur de français pouvant en «avancer» à son collègue de maths absent, qui les lui «rétrocéderait» à son retour. «Il faut sortir de la gestion comptable, ne plus penser en nombre d’heures», indique la médiatrice qui invite à réfléchir sur «le mois, le trimestre, l’année». Autant de termes rappelant étrangement le récent rapport de la Cour des comptes, «Gérer les enseignants autrement», publié le 22 mai. Ce dernier, proposant une «annualisation» du temps de travail des professeurs, pour sortir de la notion de «service hebdomadaire» avait suscité un vif mécontentement de la plupart des syndicats.

«80% des absences de courte durée ne sont pas couvertes»

Monique Sassier, médiatrice de l’Éducation Nationale

La médiatrice suggère également le recours à des «professeurs disposés à enseigner une autre discipline». Une mesure proposée sous le terme de «bivalence» par la Cour des comptes. Tout comme cette dernière enfin, Monique Sassier en appelle à «une gestion des ressources humaines plus locale». Une décentralisation et un pas vers une certaine forme de libéralisme qui ne font pas forcément consensus au sein de la communauté éducative. Faut-il donc donner davantage de pouvoir aux chefs d’établissement? «Utilisent-ils suffisamment leur pouvoir?»,  rétorque la médiatrice qui se défend de tout amalgame avec le rapport des magistrats de la Rue Cambon et invite au bon sens. «Le rêve serait de considérer l’école comme un ensemble harmonique et non comme un puzzle», conclut-elle.

Si Christian Chevalier, le secrétaire général de l’Unsa, salue les idéaux affichés, il rappelle le principe de réalité: des absences de courte durée «par essence, imprévisibles» et des solutions se heurtant fatalement au casse-tête des emplois du temps. «L’amélioration des absences courtes ne pourra se faire qu’à la marge», estime-t-il. Le rapport de la médiatrice recommande enfin, par le recours aux conseillers pédagogiques d’éducation, de faire en sorte que les élèves ne quittent pas l’établissement avant l’heure prévue. Une réponse à une demande sociale des familles. L’ensemble de ces recommandations sera étudié par l’administration. Tout comme celles de la Cour des comptes, elles n’ont cependant rien d’injonctif…

* Plus de 10 000 réclamations recensées au total en 2012.

 

♥♥

Je me souviens même d’une maîtresse qui m’avait

donné des cours particuliers bénévolement pour

m’aider à passer mon examen d’entrée en 6 ème : un

geste désintéressé dont je me souviendrai toujours,

je n’avais alors que 11ans, mais son dévouement

m’était allé droit au coeur.

 

Que reviennent ces années où chacun faisait son

travail en conscience pour le bien de tous !!!

 

 

 


2 commentaires

  1. souvenirs19 dit :

    Voilà un problème très ancien
    souvent rencontré quand j’élevais 3 enfants…
    (avec les cartables trop lourds, les listes trop « salées », etc…)

    Bonne journée Coline
    amicalement, Anne

    Dernière publication sur Je me SOUVIENS... : FRERES ennemis etc...

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