LES SEPARES (poème de Marceline DESBORDES-VALMORE …) Julien Clerc

 

Les séparés (N’écris pas…)

 

Marceline DESBORDES-VALMORE …

N’écris pas. Je suis triste, et je voudrais m’éteindre

Les beaux étés sans toi, c’est la nuit sans flambeau.

J’ai refermé mes bras qui ne peuvent t’atteindre,

Et frapper à mon coeur, c’est frapper au tombeau.

N’écris pas !

 

N’écris pas.N’apprenons qu’à mourir à nous-mêmes.

Ne demande qu’à Dieu… qu’à toi, si je t’aimais !

Au fond de ton absence écouter que tu m’aimes,

C’est entendre le ciel sans y monter jamais.

N’écris pas !

 

N’écris pas.Je te crains ; j’ai peur de ma mémoire ;

Elle a gardé ta voix qui m’appelle souvent.

Ne montre pas l’eau vive à qui ne peut la boire.

Une chère écriture est un portrait vivant.

N’écris pas !

 

N’écris pas ces doux mots que je n’ose plus lire

: Il semble que ta voix les répand sur mon coeur ;

Que je les vois brûler à travers ton sourire ;

Il semble qu’un baiser les empreint sur mon coeur.

N’écris pas !

 


2 commentaires

  1. L’amour,toujours,offre les plus beaux mots au poète,
    très bonne soirée à toi Coline.

    Dernière publication sur Chasseur d'Images Spirituelles : Recevoir de la tendresse

  2. Je savais pas que Julien CLerc avait chanté Marceline Desbordes-Valmore, poétesse romantique de talent, et elle sont assez rares à s’être illustrées pour le souligner.

    Dernière publication sur Le Marginal Magnifique : Déménagement

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